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Au sommaireN°22 / Septembre - Octobre 2017
 

Edito

L’APCMA, au cœur du projet européen

Lors de l’assemblée générale des 27 et 28 juin dernier, il a été décidé que l’APCMA reprenne sa place au sein de l’UEAPME, l’association européenne représentant les intérêts de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises.

Cette décision, dont je me réjouis grandement, est portée par une volonté politique qui poursuit plusieurs objectifs : d'abord, celui de renforcer le positionnement de l’APCMA en Europe et de continuer à être un partenaire incontournable des pouvoirs publics européens.

Ensuite, il s'agit de s’investir et jouer un rôle de premier plan au sein de l’UEAPME pour que celle-ci fasse entendre plus encore sa voix en Europe, dans une logique de coopération constante et effective entre les membres européens de l’association.

Enfin, un autre objectif poursuivi est de porter la voix de l’artisanat et des petites entreprises haut et fort sur des sujets qui nous sont emblématiques, comme la révision de la directive sur les travailleurs détachés ou le développement de la mobilité des apprentis.

Il s’agira également de rappeler l’importance des chambres pour le développement des entreprises et des territoires, mais toujours dans un souci de coopération avec les organisations professionnelles avec lesquelles nous parlons le même langage.


Actualités institutionnelles

Le numérique à l’honneur

A ainsi été adopté le 2 juin le rapport d’initiative du député Reinhard Bütikofer (Allemagne, Verts) sur « le Passage au numérique des entreprises européennes ». Le 15 juin, le Parlement européen a adopté le rapport du député Nicola Danti (Italie, S&D) qui concerne l’établissement d’un « agenda européen pour l’économie collaborative » et celui de Philippe Juvin (France, PPE) et Henna Virkkunen (Finlande, PPE) sur les « plateformes en ligne et le marché unique numérique ». Ces rapports recommandent la mise en place de réglementations plus justes entre les acteurs de l’économie numérique d’une part et les acteurs d’une économie plus traditionnelle d’autre part. La Commission européenne est invitée à s’en saisir, ces rapports pouvant servir de base à une nouvelle proposition législative. L’APCMA a fait part de ses priorités et a proposé des amendements au regard de ces rapports. Elle était d’ailleurs présente au forum annuel du numérique à Malte en juin dernier, organisé par la Commission européenne et la présidence maltaise du Conseil de l’Union européenne, au cours duquel a entre autres été abordé la question des nouvelles opportunités numériques.

 

Les consommateurs européens achètent de plus en plus souvent en ligne

Si l’engouement pour les achats dématérialisés augmente, les petites entreprises ont toutefois du mal à s’adapter à cette nouvelle tendance. Le livre blanc « Tous Numériques » rapporte en effet, que parmi les TPE françaises, seules 16 % vendent en ligne alors que 62 % des internautes français achètent en ligne. Le secteur de l’artisanat s’adapte aux changements de comportement des consommateurs grâce à différentes formations proposées par les CMA et à la participation à des programmes européens tels que COSME.

 

Visibilité et efficacité des fonds structurels européens

Les députés européens demandent d’une part à la Commission européenne et aux Etats membres de renforcer la communication sur ces fonds et d’autre part aux partenaires (autorités de gestion, bénéficiaires…) de communiquer systématiquement sur les résultats, avantages et retombées à long terme, d’ici à la fin de la programmation actuelle, en 2020. Les députés souhaitent également, dans la perspective de la prochaine programmation 2020 – 2026, permettre une plus grande attractivité des FESI par une simplification des règles imposées aux porteurs de projets ainsi qu’en évitant une surrèglementation. A cet égard, ils demandent à simplifier les systèmes de gestion partagée et d’audit, « afin de trouver le juste équilibre entre l’accent mis sur les résultats, un nombre approprié de vérifications et de contrôles ainsi que la simplification des procédures ».


 

L’Europe de l’artisanat

Rencontre entre l'APCMA et la ZDH à Berlin

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Outre un premier contact entre les deux présidents et un échange sur les priorités politiques du moment en France et en Allemagne, des pistes de coopération concrètes ont été évoquées, notamment l’organisation d’un sommet franco-allemand de l’artisanat en 2018.

Les deux organisations ont souhaité inscrire leur coopération renouvelée dans la double dynamique du retour de l’APCMA au sein de l’UEAPME et d’un couple franco-allemand renforcé au plus haut sommet de l’Etat.

 

Rencontre avec des députés européens français

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Dans le cadre de cette réunion, le président Stalter et les députés européens présents ont eu l'occasion d'échanger sur diverses problématiques traitées notamment au niveau européen et impactant l'artisanat français, tels que le détachement de travailleurs, la reconnaissance des qualifications professionnelles ou encore l'apprentissage et la mobilité européenne.

 

Le réseau des CMA et l’Europe

Interview avec Jean-Pierre Galvez, Président de la CMAR PACA.

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La Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Région Provence-Alpes-Côte d’Azur (CMAR PACA) développe actuellement un projet de modularisation de certaines de ses formations. Elle s’appuie notamment sur le Fonds Social Européen pour ce faire. Interview avec Jean-Pierre Galvez, Président de la CMAR PACA.


Pourriez-vous décrire le projet en question ?

Il s’agit de proposer dans nos CFA des parcours individualisés, tenant compte à la fois des attentes actuelles des apprenants et des besoins et évolutions des entreprises et des territoires. Intitulé « Modularisation des formations aux métiers de l’alimentaire en Provence-Alpes-Côte d’Azur », ce projet porte sur onze diplômes de l’alimentaire et sur le titre d’Encadrant d’Entreprise Artisanale (2EA), qui permet à l'apprenant d’acquérir des compétences en matière de gestion. Nous découpons les référentiels de formation en modules concrets tout en les rendant attractifs voire captivants grâce aux technologies numériques. In fine, nous sommes donc face à un dispositif de formation mixte, optimisant les apprentissages en présence et à distance.
Cette approche personnalisée de la formation renforce l’employabilité de nos apprenants et nous permettra de séduire d’autres publics. Et en consignant les compétences et savoirs de l'apprenant au sein d'un livret de compétences, nous suivons pas à pas sa progression pédagogique et nous pouvons affirmer que nous prodiguons un enseignement sur mesure.Sa mise en œuvre interviendra à partir de la rentrée 2018 au sein des campus de l’Université Régionale des Métiers et de l’Artisanat (URMA) PACA, notamment au travers d’une plateforme pédagogique accessible en tout lieu, à tout moment et multi-environnement (ordinateurs, tablettes, smartphones). Dans la foulée de ce projet pilote, nous ambitionnons de modulariser l’ensemble de nos parcours de formation.


Quels financements avez-vous mobilisé pour faire de ce projet une réalité ?

Ce projet, d’un montant total de 1,5 million d’euros, a été financé pour moitié grâce au Fonds Social Européen.

Quels bénéfices en retirez-vous ?

Le découpage des référentiels de formation en modules offre une souplesse et une réactivité qui permettront de répondre à tout type de besoin de formation et d’entrer dans une formation à tout moment de l’année. Nous pourrons ainsi diversifier nos publics et toucher des profils différents comme les demandeurs d’emploi, les personnes en reconversion ou en formation continue, etc.
Ce projet permet également de rehausser l’image des CFA, en en donnant une vision plus moderne et donc de renforcer leur attractivité, ancrée dans son temps et en phase avec les dernières méthodes d’apprentissage et les besoins des publics et du marché. Il comporte également deux autres bénéfices majeurs : renforcer l’accessibilité de l’apprentissage pour des publics éloignés, et donner toute sa place à l’entreprise dans un processus de formation personnalisé qui valorise et complète « le vécu de l’entreprise », et donc affirmer la spécificité de formation du réseau des métiers.
 

Chiffre clé

27

Le pourcentage d’entreprises, parmi les dix-mille qui ont répondu à l’enquête européenne sur les retards de paiements réalisée par l’institut Intrum Justitia, qui considèrent les retards de paiement comme une menace à leur survie.

 

Eurobrèves

Mobilité européenne des apprentis

Le président Stalter et François Moutot ont rencontré le 11 septembre le député européen Jean Arthuis, dans le cadre de la mission que lui a confiée la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Ont été abordés les moyens de doubler le nombre d'apprentis en mobilité et de favoriser la mobilité longue durée.

Séminaire sur le futur de la politique de cohésion

L’APCMA a participé au rassemblement du parti social-démocrate européen réuni à Valencia en Espagne, afin d’établir un discours commun sur le futur de la politique européenne de cohésion. Elle a exprimé l’importance de cette politique de soutien dont les fonds permettent de financer une partie des aides aux entreprises, à la formation, à l’emploi et au développement local.

Rencontre entre le Président Bernard Stalter et Béatrice Angrand, secrétaire générale de l’OFAJ

Le président Stalter a reçu le 6 juillet Béatrice Angrand, secrétaire générale de l’office franco-allemand pour la jeunesse. Ont notamment été abordées les questions liées aux différents obstacles juridiques et techniques à la mobilité des apprentis mais également les suites à donner à la convention signée en 2016 liant l’OFAJ à l’APCMA ainsi qu’à son homologue allemande, DHKT.

L'île-de-France obtient le label de « région européenne entreprenante »

Lors de la session plénière du Comité européen des régions le 12 juillet à Bruxelles, les régions d’Ile-de-France, d’Irlande du nord-ouest et de Macédoine-Centrale (GR) ont obtenu le label de « région européenne entreprenante ». Ce prix récompense les régions européennes qui développent des politiques favorables à l’entreprenariat et à l’innovation.

Une directive pour une seconde chance en faveur des entrepreneurs

Dans le cadre de la modification de la directive 2012/30/EU concernant les cadres de restructuration préventifs, la seconde chance et les mesures à prendre pour augmenter l'efficience des procédures de restructuration, d'insolvabilité et d'apurement, l’APCMA a élaboré en coopération avec la SIAGI différents amendements en amont du rapport de la commission des affaires juridiques.

Anniversaire du programme Erasmus

Le programme phare de l’Union européenne, Erasmus +, fête cette année ses trente ans : l’APCMA et le réseau des CMA se sont investis de longue date dans la mobilité des apprentis, à travers des mobilités de plusieurs semaines, des échanges de formateurs, mais également la mise en place d’un réseau d’organisations intermédiaires. L’APCMA s’est positionnée à plusieurs reprises cette année pour transmettre ses positions dans la perspective du prochain programme septennal.


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Assemblée Permanente des Chambres de Métiers et de l´Artisanat - 12 avenue Marceau - 75008 Paris
Lettre européenne du réseau des chambres de métiers et de l'artisanat
Directeur de Publication : Bernard Stalter - Rédacteur en chef : Francois Moutot
Rédaction : Tristan Reilly et Pauline Dubois-Graffin

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